… et il écrase comme une carpette Patrick Bauwen et Douglas Kennedy (en trichant un peu mais bon, c’est la vie
)
Donc, il y a quelque temps de cela, je ne sais plus très bien pourquoi j’avais noté dans mes livres à lire, simplement le nom de l’auteur “Patrick Bauwen”. Et là, je tombe sur un pavé, Monster, et un mec avec une gueule d’ange derrière. Manifestement dans la catégorie thriller, pas trop mon truc pourtant. Je ne supporte pas de m’accrocher à des bouquins tremblotante, “mais qu’est-ce qu’il va se passer après bordel, j’ai peur!” Enfin, bon, n’ayant rien de plus intéressant sous la main je le prends.
J’en lis des critiques élogieuses sue le net. C’est un petit frenchie qui fait des thrillers de haut vol. Des mauvaises langues prétendent qu’il se fait passer pour un américain pour vendre davantage, passons.
Donc, je commence à lire, et franchement je m’emmerde. Sa façon d’écrire fait très scolaire “je me lave, je me rase, je vais pisser” j’exagère à peine. L’intrigue avance, il est mention d’un affreux bonhomme, hou lah surement un pédophile. Je sens la grosse ficelle, je rentre pas du tout dans l’histoire.
En parallèle, je viens de mettre la main sur un autre livre de Douglas Kennedy “les désarrois de Ned Allen”. Et franchement à coté, y a pas photo. C’est un livre super bien écrit, avec beaucoup de rythme. Monster est mis de coté. Va pour Ned Allen, le jeune homme brillant à qui tout réussit. Mais bon, connaissant Douglas Kennedy et le titre (et le 4ème de couverture aussi) on se doute qu’à un moment ça va foirer. Et quand ça arrive ça m’énerve, peut-être parce que ça se passe toutjours un peu pareil avec Douglas Kennedy. Le mec claque tout son fric avant de l’avoir eu dans sa super promo. Il ne doit en parler à personne bien sûr, et qu’est-ce qu’il fait cet abruti, il en parle! C’est pas possible, y a pas assez de problèmes dans le monde pour ne pas s’en créer des supplémentaires?
En temps normal, je serais retournée à Monster, ou je me serais obligée à lire vite ce passage avant que la situation finisse par s’arranger. C’était sans compter sur “hors-jeu” de Bertrand Guillot, que j’avais depuis peu à disposition, et qu’en plus je devais lire fissa. Donc, je me décidai à le commencer. Là aussi ça commençait par un mec à qui tout était promis. Mais il tombait très vite, viré, et en plus c’était pas de sa faute. Et quand il est viré, pas de larmoiements excessifs, non, juste une réflexion bien vue sur notre société faite de compétition. C’est touchant, bien écrit, il y a même du suspense à la fin “‘Va-t-il gagner à son jeu TV?” Comme quoi, il n’y a pas besoin de morts à chaque page pour avoir quelque chose d’intéressant. J’ai fini le livre, et bravo à Bertrand Guillot ! Maintenant, j’ai rechargé mes batteries pour m’attaquer aux désarrois de Ned Allen.
“Le désarroi de Ned Allen” est de loin le meilleur D Kennedy. Je note pour le Guillot: pour une fois qu’on peut acheter un très bon livre en poche^^
Je n’ai rien lu de renversant récemment, il y a des périodes comme ça…
Oui Marie, il est très bien, d’ailleurs j’en ai repris la lecture
. “L’homme qui voulait vivre sa vie” est moins bien? Bonne lecture !
Je suis moins emballée que toi par HORS JEU que je viens de finir: certes l’histoire est amusante, bien menée, et il y a un ton un peu cynique à la Beigbeder. Mais il manque le petit quelque chose qui aurait davantage “lié la sauce”. Le héros est un peu trop caricatural dans le côté beau gosse propre sur lui qui plait aux nanas. Ou alors il fallait noircir le trait, aller plus vers du Brett Easton Ellis (sans les atrocités) que rester sur ce ton guilleret. Et l’écriture n’est pas très originale. cela dit, ça se lit bien, on passe de bons moments.