Avant d’avoir reçu mes dernières lettres de refus de la part de maisons d’éditions, j’ai décidé que je n’avais pratiquement aucune chance d’être éditée. Il faut dire que je viens de recevoir un retour, de la part d’une personne proche, plutôt inquiétant.
“Je n’ai pas pu lire ton livre, juste les 10 premières pages et les 10 dernières, c’est bien trop déprimant!”
Euh oui, j’admets, le sujet de mon roman est franchement déprimant. Par moments, quand je l’écrivais, je me sentais telle Aimé Jacquet racontant sa stratégie avant le mondial 98, quand la personne à coté éprouvait un besoin irrépressible de se pendre (dans les guignols). Sauf qu’Aimé Jacquet a fini par gagner, alors que moi, non! Et il est fort probable qu’aucun éditeur ne souhaite l’éditer jamais, car qui voudra le lire? Bon, si j’ai le courage, un jour, j’écrirai autre chose … En attendant, j’essaye de me changer les esprits, de tourner la page et de passer à autre chose. Alors, pour marquer une rupture, j’ai supprimé mon ancien blog. Il faut arrêter de vivre dans le passé. Show must go on!
Merci pour ton passage sur mon blog et pour ton message ! Quant au fait que ton livre soit “déprimant”, ca ne suffit peut-etre pas à supposer qu’il est nécessairement intéressant, mais qu’il a un contenu – ce qui est déjà bien. Kafka, s’adressant à un de ses amis (pas Max Brod, l’autre là, j’ai oublié son nom – oui bon bref) disait: “il me semble qu’il faut qu’un livre vous morde et vous pique… à quoi servirait un livre s’il ne vous donnait u bon coup sur le crâne?”
Avais-tu aussi envoyé ta prose à de petits éditeurs ? je suppose que plus on “descend”, plus ça a de chances de marcher.
C’est amusant, juste après avoir écrit cet article, je me suis dit, “mais bon, Kafka, c’est bien déprimant et il y a des gens pour le lire!” (cela dit, j’ai bien conscience que ce que j’ai écrit, ce n’est pas non plus exceptionnel
). Effectivement, je n’ai pas encore envoyé mon manuscrit à des petits éditeurs, là où il y a tout de même plus de chances que ça marche. J’ai eu un gros coup de blues, me disant que ça ne servirait à rien, mais bon, j’essaye de me secouer un peu. Il faut tout de même que j’essaye. Merci pour ton message en tout cas et bonne chance à toi.
Ne m’en parle pas; je viens d’envoyer 4 ex à 4 éditeurs et j’imagine déjà la première lettre qui tombera dans la boïte. Seul suspense: lequel répondra NON le premier;)
En fait on doit être maso; je ne vois pas d’autre explication à notre opiniätreté à vouloir entrer dans le monde hostile de l’édition.
Oui sûrement ! Là, je viens de recevoir la lettre de refus de gallimard (j’avais envoyé mon manuscrit personnellement à Laclavetine). Apparamment, il n’avait pas le temps de me répondre personnellement mais il l’a lu, et mon manuscrit a même circulé dans le comité de lecture. Mais les lecteurs, malgré leur intérêt, n’ont pas estimé le texte suffisamment convaincant, bon bon. Mais ils restent bien entendu attentifs aux travaux que je souhaiterais à l’avenir soumettre à leur appréciation. Bon, ils ont dû trouver ça pas trop mauvais quand même, à moins qu’ils disent juste ça pour que je ne leur casse pas trop les pieds
. Là, je n’ai plus qu’une réponse de grand éditeur en attente. Après, je vais essayer d’envoyer à quelques petits éditeurs sans trop y croire et puis je tournerai la page pour de bon.
Sinon, 4 éditeurs, ce n’est pas beaucoup. Ca parle de quoi ton roman si ce n’est pas indiscret?
Oui, c’est bon signe que la manuscrit ait un peu circulé chez Galli. Franchement à ta place, je ne me découragerais pas et en écrirais un autre sans trop attendre. Tant d’écrivains n’ont été édités qu’à leur 4ème ou même 6ème texte. Enfin, on est tous pareils ;on voudrait que notre génie soit reconnu d’emblée:-D
Je n’ai envoyé qu’à quatre éditeurs pour faire durer le plaisir masochiste. A la rentrée, j’en enverrai quelques ex à d’autres. Je projette d’ailleurs de le mettre à télécharger gratuitement sur mon blog à la rentrée également. J’avais mis en ligne les 50 premières pages sur l’interface des ELS. Marco m’a d’ailleurs gentiment fait une petite critique. J’aurais du mal à faire un résumé, en fait. C’est l’histoire d’une fille un peu paumée qui en a marre de vivre seule, avec pour décor les années 80. Pas de quoi attirer les amateurs de best sellers;)
Allez courage, une maison ne t’a pas encore répondu et effectivement, l’envoi à quelques petits éditeurs reste possible.
Ah bien, je regarderai sur le site ELS et encore merci pour tes encouragements !
Oui oui, les “petits” qui certes sont petits mais pas forcément ridicules… (du reste, on ne manque pas d’exemples de premiers romans “morts-nés” chez un “grand” (invisibles, mal diffusés etc.), alors petits ou grands…). Le problème c’est qu’en envoyant aux grands en premier on se casse le moral (avec les lettres de refus) au point de ne plus avoir envie d’envoyer aux “petits” pourtant nettement plus “jouables” (j’ai vraiment failli ne pas envoyer mon manuscrit à celui qui m’a édité).
J’ai vu le témoignage d’un gars qui avait pris la décision de n’envoyer son texte qu’à des petits, dès le début: nombreux envois, et pas mal de retours détaillés… et une publication; ça me paraît une bonne formule. Je crois que pour mon deuxième je sauterai l’étape “grands” pour me concentrer sur les “moyens” (“petits” après, comme d’hab;)
C’est vrai que ce n’est pas idiot de commencer par les petits. On s’épuise et on se démotive à essayer de décrocher la lune
. En même temps, c’est moins déprimant de se faire jeter par un grand éditeur que par un petit. Bon, à voir …
Nora Roberts (www.noraroberts.com) s’est vue refuser ses six premiers romans! Et quand son septième roman a trouvé éditeur, ça a entrainé la publication de 5 des 6 premiers. Seul son premier roman n’a jamais été publié, car , dit-elle, il ne pouvait être sauvé. Il était vraiment mauvais.
Bonne chance à toi!
Quelle preuve de courage! Je ne pense pas que j’arriverais à écrire 7 romans sans aucun retour. Ca doit être la différence entre les grands auteurs et les autres
Je vois que tu avances dans ton projet. Oui ,oui, je trouve que tu avances, tu as déjà fait la démarche d’envoyer les manuscrits, et je sais que ça peut filer un gros coup au moral de se voir refuser alors qu’on a passé tant de temps sur notre texte. J’en sais aussi quelque chose. J’espère en tout cas que tu n’as pas baissé les bras et que tu as écouté les bons conseils de ton ami Marco.
Merci pour ton message Screamy. Là j’ai reçu ma dernière lettre de refus et non, je n’ai pas encore suivi les conseils de Marco. Je me dis que c’est les vacances, enfin, faudra tout de même que j’essaye de le renvoyer. Là j’ai commencé le manuscrit du deuxième roman, que j’essayerai de rendre plus attractif et de raccrocher au premier pour que les éditeurs se battent pour publier l’ensemble. Faut pas gacher
des niouzes ! des niouzes !
Ah merci Cécile, enfin quelqu’un qui ne désespère pas
. J’ai envoyé mon dernier manuscrit à l’éditeur de Marco, (j’ai de la suite dans les idées) et là j’attends et je suis en phase expectative. Que faire?
- réimprimer le roman pour l’envoyer à d’autres éditeurs
- relire et remodifier des choses pour l’améliorer et espérer que cette dernière fois sera la bonne
- envoyer une version électronique de la version actuelle à des éditeurs acceptant les versions électroniques.
Comme j’ai pas mal de choses à faire en ce moment, je pense que je vais choisir la 3ème voie, dès que je trouve un moment. Merci de continuer à t’intéresser à mon pauvre sort en tout cas